J'en ai déjà parlé ici, là ou là : la nouvelle arnaque intellectuelle et marchande est en marche, et chaque fois que l'on parle de « partage », de « réseaux sociaux » ou de « gratuité », rappelons-nous des véritables enjeux économiques derrière des services comme Flickr et autre Technorati :
Dans la série « amusons-nous avec les nouveaux croque-mitaines du web », une petite réflexion de Nicholas Carr, observateur critique du mouvement web 2.0, qui entrevoit dans le développement de services communautaires type Flickr une certaine forme d'élitisme (paradoxal dirons certains) : le partage et la générosité ne sont pas donnés à tout le monde.
A l'occasion de la reprise des débats sur le projet de loi Dadvsi à l'Assemblée Nationale, Framasoft publie une série de textes pour essayer d'en cerner les enjeux :
La « loi pour la confiance dans l'économie numérique » ou LEN vient d'être approuvée par nos chers députés, qui n'en manquent pas une ces derniers temps, décidément. Elle sera maintenant examiné le mois prochain par le Sénat. Si celui-ci ratifie la loi (ce dont je ne doute pas, vue sa composition!), nous serons dans de beaux draps; et comme le dit l'un des slogans préparés par l'association Odébi, « il ne vous restera plus que les yeux pour pleurer » !
Les Zentrepreneurs Gagnants me consternent trop souvent, comme dans le cas de cet article de La Tribune et de l'affaire des « Pigeons » : ah ça on veut bien des aides JEI, du pognon de l'épargne ou de l'ISF, on demande à l'État d'intervenir mais quand il s'agit de rendre à la collectivité par la taxation sur la plus-value, ça crie à la « pigeonnerie ». Lamentable. Honteux. Déplorable. Que les détenteurs d'une entreprise qui n'a jamais bénéficié d'aides publiques ne soient pas chargés à fond lors de la cession, soit. Aucun problème. Mais quand on ramasse la moindre miette, qu'en plus on demande des tranches de brioche supplémentaire et qu'on refuse ensuite de partager sa propre brioche, il y a des limites à l'audible.
Ouvrir à tous le code de ses programmes, c’est un peu la raison d’être de Red Hat, numéro 1 mondial de l’édition open source (système d’exploitation Linux et logiciels attachés). Ce poids lourd commence à faire de l’ombre aux géants du logiciel dit «propriétaire», comme Microsoft ou Oracle, qui, eux, gardent jalousement le secret de leurs recettes. La clé du succès de l’entreprise au chapeau rouge ? Les milliers de petites mains qui lui permettent de développer des logiciels innovants et surtout moins chers. Sa force ? Elle réconcilie le profit avec le socialisme informatique du monde de l’open source, qui prône le partage et l’égalité. Mais cette façon de travailler n’est pas vraiment simple à gérer au quotidien.