Le site comparateur 2012 est une initiative très intéressante qui permet d'évaluer ses affinités non pas avec les candidats à la présidentielles 2012 mais avec les propositions qu'ils (elles) ont formulés. De quoi avoir quelques surprises...
Vous le savez, je crois que les forces de l'esprit sont le sel de la terre. Ce qui est semé finit, tôt ou tard, par pousser, éclore, nourrir les forces de la vie. Je ne crois pas que les hommes naissent mauvais ou bons. Je ne crois pas qu'ils naissent pédophiles ou suicidaires. Celui qui professerait une telle Humanité ne pourrait que s'exposer au ridicule. Celui-là ne pourrait se réclamer ni de Jaurès, ni de Blum. Celui-là serait doté d'une âme mystique, mais serait dénué de ce cerveau rationaliste qui permettait à Montaigne d'avancer. Celui-là ne serait pas un marcheur, enclin au questionnement de l'Homme. Celui-là serait une créature immobile et recluse, apeurée et dangereuse. Celui-là ne pourrait aspirer à orienter ses desseins vers l'universel. Celui-là, s'il existait, serait indigne.
Je me trouvais donc dans l'antichambre du bureau de la fameuse grand mère Sarkozy, place Beauvau, en compagnie de deux compères de la rédaction de la revue et d'un photographe qui n'en revenaient pas de se retrouver dans cette géographie de tous les coups fourrés de la République. Epicentre de la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or d'Etat, et portraits des figures disciplinaires de l'histoire de France représentées en médaillons d'austères sinistres.
Ségolène Royal a tweeté tout au long de l'intervention de Saroky à la télé hier soir, et ça à l'air plutôt bien troussé. Moi, je n'ai pas perdu de temps a écouté les repentances de cet homme dont le seul mojo est de xx sur le dos des autres. j'ai préféré écouter Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV : du très très grand méluche !
L'arrogance en politique ne consiste pas en l'emploi du futur de l'indicatif plutôt que du présent du conditionnel dans quelques phrases évoquant la Présidence de la République après le mois de mai, puisque c'est de cela dont il s'agit. Elle se situe, en revanche, dans l'insolente permissivité avec laquelle les plus hautes autorités de l'Etat ont dévoyé la parole publique et les institutions de la République depuis près de cinq ans. Elle se manifeste aussi par le mépris, voire une forme de jubilation, avec lesquels elles ont transgressé en toute impunité les valeurs de la démocratie sur la scène européenne.
Bon, je garde encore une petite préférence pour le Méluche, mais je dois avouer que le discours d'Hollande au Bourget était intéressant, sa volonté de « constitutionnaliser » de la loi de 1905 étant dés plus réjouissante.